MENU

le tourisme dentaire, un investissement à risque?

Publié par : drortho
Date : 18/11/2015

La diminution des coûts de transport aérien associée à la démocratisation d’internet a donné naissance au tourisme médical. Il s’agit d’une pratique de plus en plus populaire qui consiste à parcourir plusieurs milliers de kilomètres pour avoir des soins à des tarifs avantageux, notamment pour la chirurgie esthétique ou la correction de la vue au laser, mais aussi pour les soins dentaires. L’orthodontie commence également à être convoitée par les touristes cherchant des traitements peu coûteux. Toutefois, nous déconseillons fortement ce type d’approche en raison des risques qui y sont rattachés.

Contrairement à la majorité des interventions médicales et dentaires, un traitement orthodontique s’étale souvent sur une période de deux ans ou plus. Au cours de cette période, le patient doit avoir plusieurs rendez-vous d’ajustement avec son orthodontiste. Un seul voyage ne peut pas suffire pour compléter un traitement orthodontique. Il faut donc prévoir plusieurs billets d’avion pour les ajustements ou les rendez-vous d’urgence. L’avantage financier commence alors à perdre de son éclat.

De plus, puisque ces cliniques dentaires ne sont pas soumises aux rigoureuses normes de stérilisation et d’hygiène canadiennes, rien ne peut garantir l’asepsie des installations et du matériel utilisé.

Beaucoup de personnes pensent à tort qu’il est plus économique de faire installer ses appareils orthodontiques à l’étranger et de poursuivre le traitement au Québec par la suite. La réalité est que dans la plupart des cas, les honoraires pour la pose d’appareils sont comparables à ceux du Québec. De plus, les appareils et les techniques utilisés risquent d’être différents de ce qui est d’usage au Québec, ce qui entraîne souvent la nécessité de remplacer les appareils. Le patient paie alors deux fois pour la pose d’appareils.

Enfin, la pratique de l’orthodontie à l’étranger n’est pas réglementée par l’Ordre des dentistes du Québec. Dans le cas de complications, le patient ne pourra pas déposer une plainte à l’Ordre pour dénoncer un mauvais traitement. Il devra intenter une poursuite judiciaire à l’étranger, procédure qui risque d’être coûteuse et complexe.

Pour toutes ces raisons, nous déconseillons fortement la pose d’appareils à l’étranger. Un traitement orthodontique débuté et complété au Québec sera toujours la meilleure option.

 

http://ici.tou.tv/la-facture/S2015E16